Catégorie : Making of

Annecy’s Short-Form Magic: A Sneak Peek at the Stunning 2021 Edition / Animation magazine

Interview by Ramin Zahed about the film for Animation magazine

French artist Franck Dion has made splashes at Annecy in years past with his shorts Edmond Was a Donkey (2012) and The Head Vanishes (2016). This year he’s back with a new project that he says he made as a response to his previous work. “I think it was a failure since I spent a year and a half working to get a result that was not at all what I wanted to do,” he recalls. “It was extremely frustrating and sad. I blamed myself very much, and this had the effect of accelerating the process of a depression that had been hanging over me for a long time.”

Inspiration arrived a couple of years ago when Dion worked on a video mapping project with Gael Loison and discovered the music of the Dale Cooper Quartet & The Dictaphones. “I immediately recognized in their music a very inspiring emotion,” says the director. “At the same time, while I was writing my first feature, I had the idea for a short film which featured a character unloved by its author.”

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“Coup de cœur Annecy 2021” of the website Desseins animés

(In french)

Où il s’agit de le rendre moins “nunuche”.

Pour rire un tant soit peu avec du court métrage cette année à Annecy, au-delà du nouveau film de Joanna Quinn qui pourrait, rien que pour cette raison, emporter haut la main le suffrage du public, pour rire donc, il faut parvenir à la moitié du dernier coup de maître de Franck Dion ...

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Article by Nicolas Thys for 24images

(In French)

Retour à la compétition courte avec le deuxième programme, bien plus intéressant globalement que le premier, sans ratage et avec simplement des hauts et des bas. Les films du programme parvenaient à se répondre intelligemment à la manière de celui qui ouvrait la sélection, Conversation with a whale de Samo (Anna Bergmann) et de celui qui la refermait, Sous la peau, l’écorce de Franck Dion.

Ces films, bien que très différents, traitent tous deux de la difficulté d’être artiste, d’écrire ou d’être accepté en festival et des angoisses inhérentes à leur métier. Leurs auteurs, réalisant seuls ou presque ces courts, évoquent craintes, doutes et échappatoires. Le plus surprenant c’est que les deux utilisent, comme plongée dans un cocon protecteur, la figure de la baleine. Samo lui parle, le personnage de Franck Dion, devenu autonome, nage à ses côtés après avoir s’être dessiné une queue de poisson.

Samo utilise une imagerie douce, probablement issue de son univers enfantin et coloré. Elle parle de ses espoirs et surtout des rejets à travers des lettres – réponses de festival – qui explosent après avoir été lues, petites bombes qui la minent. Son personnage, version d’elle-même en mode petit prince triste : une cape, une couronne, une fleur arrosée qui se métamorphose douloureusement et un renard-loup orangé qui ne sera malheureusement pas son ami.

Franck Dion récupère les éléments de ses Voyages imaginaires en les transformant quelque peu. Il semble pétri d’angoisses à travers ses créatures : un homme masqué en animal face à des animaux aux masques humains. Ce qui pourrait sembler comique au premier abord devient vite inquiétant car il est difficile de savoir où va son héros et pourquoi. Il erre. Franck Dion va plus loin que son précédent opus, Per aspera ad astra. Si ce dernier produisait un effet clip, Sous la peau… peut faire penser à Rosto dans son utilisation d’une musique qui ne se réduit pas à une pure illustration. Elle varie, diminue, revient, change d’allure et participe à la création d’un univers mental. En outre, sa créature (dans tous les sens du terme) qu’il peine à faire vivre, évolue dans les profondeurs ténébreuses d’un bois, souvent en vue subjective, jusqu’à un miroir qu’il dépasse. Ce n’est pas Alice qui passe du côté fantastique mais la bête qui remonte à un niveau supérieur de réalité. Là, un arbre mort laisse entendre les voix d’un producteur – Didier Brunner – et d’une scénariste – Chloé Delaume – conseiller à la carcasse de l’auteur d’abandonner ce personnage qui cherche à rester en vie, à reprendre son périple, à se libérer en même temps qu’à se protéger.

Mal être et autoanalyse enfin évoqués. Deux univers, deux intimités, deux belles réponses de créateurs à l’angoisse de tous les autres.

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